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Ils sont roms et ils ont « réussi »

Alis Gusa: " Je ne ressens plus aucune discrimination dans le milieu académique."

Alis Gusa: " Je ne ressens plus aucune discrimination dans le milieu académique."

Conseiller politique, activiste associatif, coiffeur renommé ou étudiante brillante, ces quatre Roms roumains ne correspondent en rien aux préjugés liés à leur origine. Ils ont suivi des voies qui les ont conduits à devenir des figures respectées dans leur pays.

Alis Gusa, étudiante en sociologie

Le jour où elle a annoncé à toute sa classe qu’elle était rom, Alis a ressenti un mélange de honte et de libération. « Un silence pesant s’est fait autour de moi et c’est à ce moment que j’ai décidé que j’allais assumer sans complexe mon identité », lâche la jeune fille aux yeux en amande et aux cheveux attachés en queue-de-cheval.

C’était il y a un an tout juste et Alis était en dernière année de licence d’économie dans une prestigieuse université de Bucarest. Il lui aura donc fallu vingt-deux ans pour assumer pleinement ses origines. « Très peu de gens savent que je suis rom, car jusqu’à maintenant je ne le disais pas. J’ai même parfois menti pour ne pas l’avouer », confie-t-elle.

Nouvelle génération de Roms

Alis Gusa vient de commencer des études de sociologie et espère bien se lancer le plus rapidement possible dans la recherche. Elle fait partie de cette nouvelle génération de Roms intellectuels libérés de tous complexes. Cette émancipation n’est toutefois pas synonyme de rupture.

En plus de ses études, elle est impliquée dans une association pour le développement des métiers traditionnels des communautés roms. « Moi, je suis totalement assimilée, reconnaît-elle pourtant. Je n’ai jamais parlé la langue romani et aujourd’hui, le seul lien qui me rattache encore à mon identité rom, ce sont mes grands-parents. »

Une famille de la classe moyenne

Originaire d’une petite ville située à une centaine de kilomètres de Bucarest, Alis vient d’une famille de la classe moyenne, bien intégrée dans la société roumaine. Sa mère est assistante dans une pharmacie et son père tient une petite épicerie de quartier. Ce sont eux qui la soutiennent financièrement pendant ses études.

« Je pense que l’intégration des Roms dépend beaucoup du milieu dans lequel ils se trouvent, explique-t-elle. Quand j’étais petite, j’ai vécu à la campagne et on m’a fait sentir d’une façon très directe et même traumatisante que j’étais rom. Les choses ont changé quand j’ai déménagé en ville et aujourd’hui, je ne ressens plus aucune discrimination dans le milieu académique. »

 Le combat contre l’autocensure  

Gelu Duminica, activiste associatif

Gelu Dominica

Gelu Duminica, 35 ans, annonce la couleur sans préambule : « En général, quand les Roumains pensent aux Roms, ils pensent à des gens qui sentent mauvais et qui volent. Mais moi je suis Rom, je lave mes chemises, je mets du parfum et je ne vole pas. » 

Ce sont ces préjugés que le directeur exécutif d’Impreuna (« ensemble », en roumain), une association qui travaille pour l’intégration des Roms en Roumanie, entend combattre. Omniprésents dans la société roumaine non-rom, ils le sont aussi, d’après lui, chez les Roms eux-mêmes, qui pratiquent une forme d’autocensure : « Je n’imaginais pas que je pouvais faire autre chose que mon père », dit-il dans un sourire dont il se défait rarement.

Figure célèbre dans le milieu associatif rom

À Galati, sur les bords du Danube, le père de Gelu était ouvrier sur un chantier naval. Il avait arrêté l’école après la fin du primaire. Illettrée, sa mère était femme de ménage et vendait des semences. Comme ses trois autres frères, Gelu Duminica a fait des études à l’université. Titulaire d’un master en politiques sociales européennes et doctorant en sociologie, il est aujourd’hui l’une des figures les plus célèbres et les plus écoutées dans le milieu associatif rom.

Selon lui, il doit sa réussite à sa mère, qui n’a jamais transigé sur l’importance des études et a dissuadé son fils d’être apprenti. À son père aussi, qui lui a « toujours dit que pour réussir, il fallait être deux fois mieux que les non Roms ». 

Discrimination positive 

Il reconnaît aussi avoir profité du système de discrimination positive pour son admission à l’université de Bucarest. « J’y étais l’un des seuls Roms mais je ne me suis jamais senti discriminé », se souvient-il.

Par souci d’intégration de leurs enfants peut-être, les parents ne leur ont jamais appris le romani. « Mon père disait, » vous n’avez pas besoin de cela » », raconte-t-il. Mais le même père s’est opposé – avant d’accepter – à ce que son fils épouse une non-Rom : « Mon père a dit non, et je me suis affirmé », conclut Gelu Duminica.

Sûr de lui, il tente avec Impreuna de décomplexer les membres de la communauté rom, notamment par des programmes de communication. « Certains Roms ont encore une mentalité d’esclave, regrette-t-il. Il faut introduire chez eux la volonté de changer. »

Le talent qui affranchit  

Cornel Necula, coiffeur branché

Cornel Necula.

Cornel Necula.

L’expérience est décoiffante, le concept totalement nouveau. Cornel Necula a voulu un salon de coiffure qui fasse le pied de nez à tout ce qui existait jusqu’à maintenant. Ici, pas de magazine « people » dans la salle d’attente, mais les 16 volumes de l’encyclopédie Britannica et des magazines de voyage.

 « Nous luttons contre absolument tous les préjugés : ceux qui collent à la peau des Roms comme ceux qu’on a l’habitude d’avoir sur les salons de coiffure, lâche sans détour le jeune homme. Notre cliente type ? Une femme sans âge, sans formes, sans appartenance ethnique et sans statut social. »

Pour lui, l’intégration n’a jamais posé problème

Cornel Necula n’a plus rien à prouver. À 32 ans, il est l’un des meilleurs coiffeur-stylistes de Bucarest. Le salon qu’il vient de lancer était le nouveau défi dont il avait besoin, à savoir lutter contre toute forme de racisme et de discrimination un ciseau à la main. « Des clientes sont surprises lorsque je leur dis que je suis rom », dit-il en esquissant un large sourire. Pour cet expert du dégradé, l’intégration n’a jamais posé problème.

Cornel Necula a grandi dans un quartier populaire de la capitale roumaine. Sa mère, coiffeuse, lui transmet le virus. Pendant sa jeunesse, il se fait la main sur ses amis du quartier à qui il coupe les cheveux gratuitement. Son talent inné et plusieurs formations font le reste. « Quand tu fais quelque chose de bien, tu n’es plus un tsigane pour les autres, dit-il. Pour la majorité des Roumains, tsigane veut dire voleur. »

Un salon appelé United Colors

Son salon de coiffure, Cornel Necula l’a appelé United Colors et il n’a pas voulu en faire un refuge communautaire. Sur la dizaine d’employés qu’il compte, aucun n’est rom. La décoration est faite de graffitis aux couleurs vives et de messages de tolérance. Dès l’année prochaine, sa petite équipe va organiser des ateliers de formation au métier de coiffeur avec des handicapés. 

Il multiplie également les événements dans les clubs branchés de Bucarest et profite de ses démonstrations de coiffure pour parler de racisme et de sexisme. « En Roumanie, l’intégration reste difficile car il existe trop de préjugés. Et c’est par l’éducation que les choses changeront », conclut-il.

 La réussite grâce à l’exil  

Damian Draghici conseiller du premier ministre

Damian Draghici

Damian Draghici

Damian Draghici ne tient pas en place dans son étroit bureau du palais Victoria, siège du gouvernement roumain. Il se lève, marche, tire sur un cigare entre deux phrases, se rassied, se relève, puis hausse le ton : « Vous comprenez, leur grande erreur au gouvernement et au parlement, c’est de faire des plans pour les Roms sans leur demander leurs besoins. »

Conseiller auprès du premier ministre pour les Roms depuis juin, ce virtuose de la flûte de pan, reconnu par les spécialistes, a adopté la mise de sa nouvelle fonction : costume cravate et cheveux coupés ras. Mais il conserve, intacte, sa liberté de ton. C’est celle d’un enfant rom né à Bucarest en 1970, qui devait avoir le destin de son père pour seul horizon – simple musicien en Roumanie – et, par chance ou ténacité, en a touché un tout autre.

À 18 ans, il fuit la Roumanie communiste

À 18 ans, Damian Draghici fuit, seul, la Roumanie communiste. À pieds, il gagne la Grèce. Il commence par jouer de la flûte de pan dans les rues d’Athènes, puis se produit dans les bars avec un groupe.

Repéré par une filiale néerlandaise de Sony, il est mis en contact avec une délégation du Berklee college of music, une école située à Boston (États-Unis), en visite en Grèce. Après une audition, en 1996, il est sélectionné par ce prestigieux établissement à la renommée internationale.

L’histoire se poursuit aux États-Unis

L’histoire se poursuit aux États-Unis. À Boston d’abord, où il obtient son diplôme en un an et demi au lieu de quatre. À Los Angeles ensuite, où il s’établit, enregistre des albums – laissant libre cours à son penchant pour le jazz et John Coltrane.

Il donne aussi des concerts. « L’une des choses les plus importantes pour expliquer ma réussite, c’est que j’ai quitté ma famille et mon environnement, dit-il. La discrimination commence à la maison, on te dit tu es un Rom, et tu penses que tu dois faire comme eux. »

Il se produit devant 70 000 spectateurs

Damian ne rompt pas avec la Roumanie. En 2001, il se produit devant 70 000 spectateurs, avec un orchestre et des danseurs, en plein air à Bucarest. S’admettant « un peu grande gueule », il dénonce les manquements aux droits de l’homme dans des interviews. « Ce n’était pas mon intention, mais je suis devenu un activiste », raconte-t-il. 

Il est fait « ambassadeur rom » pour l’année européenne pour l’égalité des chances, en 2007. Le rapprochement s’opère alors avec les milieux de défense des Roms et la sphère politique roumaine l’identifie comme un porte-parole de la cause, ce qui le conduit auprès du premier ministre aujourd’hui. « Mais je suis juste un citoyen qui tente de faire quelque chose », assure-t-il.

Marianne Meunier et Jonas Mercier

SURSA :

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Ils-sont-roms-et-ils-ont-reussi-_EG_-2012-10-30-870507

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